Températures glaciales et solitude dans le Haut Mustang
Trekking dans le Haut Mustang
Le Haut Mustang c’est un peu la région mythique et un brin mystérieuse qui enflamme l’imaginaire du voyageur/trekkeur, en partance pour l’Himalaya.
Tous rêvent de découvrir ce joyaux préservé.
On y parle d’un ancien royaume, de sa cité fortifiée de Lo Manthang, de sa connexion au proche Tibet et surtout de ce désert d’altitude, de cet altiplano aux paysages si singuliers et époustouflants. Tous les ingrédients sont réunis pour entretenir l’excitation et le rêve du futur voyageur.
Il faut dire que la taxe assez élevée du permis de trekking au Haut Mustang est, aussi, une sélection par l’argent pour contrôler et réduire la fréquentation touristique de cette région du Népal.

Sommaire de ce trekking Haut Mustang
- Un départ singulier de Thinigaon
- Tout de suite dans l’ambiance à Ghiling
- Un village fantôme
- Passage du Chogo La à 4280 m
- Lo Manthang
- L’hiver aux trousses
- Pas d’autres solutions à Yaraga
- Essayons d’arriver à Tangge ce soir
- Une sacré journée
- C’est décidé, on bat en retraite
- Il fait plus chaud à Pokhara
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28.8377595,83.7843101

kagbeni
Le village de kagbeni est considéré comme la porte d’entrée du Royaume du Mustang.
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28.7716485,83.7271620

Thinigaon
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29.0284,83.8580

Ghiling
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29.1828351,83.9563037

Lo Manthang
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28.9143667,83.8199213

Chhusang
Un départ singulier de Thinigaon
Lorsque nous arrivons à la tombée de la nuit à Thinigaon, c’est au bout d’une très longue journée, au bout d’une interminable marche, à multiples rebondissements. Nous venons en fait de la vallée de Manang que nous avons quitté il y a trois jours. Pour enchainé le Tour du Manaslu avec le trekking Haut Mustang. Pour cela nous avions, cette année, prévu de passer par le lac Tilicho et le Mesokanto La, un col à 5340 m. Un passage à haute altitude,un peu « rugueux » et un joli défi pour les voyageurs au long court. Mais le programme ne c’est pas déroulé comme prévu, mal des montagne sévère pour un de nos porteurs, passage du col en mauvaises conditions, avec de la glace et pour couronner le tout le pauvre porteur malade à glissé dans le couloir envoyant au passage une bonne partie du matériel de bivouac et les vivres dans l’abime. Ne pouvant plus bivouaquer à ces altitudes, faute de matériel, nous avons forcer le pas toute la journée, pour faire deux étapes en une, et rejoindre la vallée et les villages au plus court. Ce sera donc Thinigaon.
Tout de suite dans l’ambiance à Ghiling
Notre projet initial était de passer par Muktina et d’entrer dans le Haut Mustang par le col Gyu La. Suite aux mésaventures de la veille, nous avons décidé abandonné ce tracé. Nous décidons alors, dés le matin, de rejoindre Jomsom et nous mettre en quête d’une jeep pour rejoindre Ghilling. Mais avant cela nous faisons quelques courses pour les jours qui suivent. En effet nous somme déjà début décembre et la saison de trek se termine. Les températures sont assez froides depuis plusieurs jours et la neige est annoncée. Le Haut Mustang se « vide » et se prépare à l’hivernage. Plus de trekkeurs dans la région, et d’après les derniers renseignements pris, nous avons juste le temps de rejoindre Lo Manthang avant que les derniers lodges ne ferment. Il vaut mieux assurer un peu d’autonomie. En fin de matinée nous arrivons enfin à trouver trois places dans une jeep en partance pour la capitale du royaume, nous nous entassons avec des népalais et des colis et nous prenons la piste qui remonte la vallée de la Kali Gandaky Nadi. A Chhusang nous passons la barre des trois mille mètres d’altitude, la rivière passe dans des gorges infranchissables, la piste, elle, prend maintenant de la hauteur. Entre la pente prononcée et l’altitude, notre jeep, pas de la première jeunesse, est à la peine. l’autoradio qui crache, à tu tête, de la musique népalaise, ne parvient pas à couvrir les bruits du moteur qui tourne au plus haut de son régime. Peu importe, le plafond est au plus bas, la visibilité réduite, quelles flocons de neige virevoltent même, on se cale au mieux et on tente de somnoler, en vain. Dans un dernier rugissement le véhicule franchi le col du Yanda La, à 4010 mètres, puis pied au plancher le chauffeur plonge maintenant vers notre destination. C’est à Tamagaon et ses quatre maisons en bord de piste que nous débarquons. La jeep repart déjà vers Lo Manthang, une bise glaciale nous surprend. Sac à dos nous gagnons, Ghiling, quelques centaines de mètres en contrebas. Ces quelques pas nous font du bien, après ces heures chaotiques dans le véhicule. C’est le milieu d’après midi le village est désert, pas âme qui vive. Il faut dire que les sommets environnants sont dans la brume et le vent est glacial. Dés ce premier jour nous sommes déjà dans cette ambiance « d’hiver aux trousses » qui se confirmera bien avant le final de ce trekking Haut Mustang. Mais ça, nous ne le savons pas encore.
Un village fantôme
Au départ de Ghiling, si les températures restent froides, un ciel mitigé entre éclaircies et passages nuageux nous donne l’espoir d’un répit météo pour les dix prochains jours de trek qui s’ouvrent. Il est bien connu que l’espoir fait vivre. En tous les cas il nous fait avancer d’un bon pas et passons de petits cols, en vallées. Les paysages sont vraiment spectaculaires. Les éclaircies nous donnent suffisamment de visibilité au loin, pour découvrir cette immensité, cette vison de désert d’altitude. Nous avons la sensation de nous enfoncer au plus profond de l’Himalaya et la promesse de découvrir prochainement cette citée mystérieuse de Lo Mangthan nous galvanise. Nous marchons des heures et des heures et nous ne croisons aucun marcheur, un contraste avec les jours vécus récemment sur le Tour du Manaslu. En traversant le village de Ghami pas plus d’âmes qui vivent. Les récoltes de céréales et de légumes secs sont terminées depuis longtemps, les réserves de foin pour les animaux sont engrangées, seule les cheminées qui fument nous indiquent que les montagnards du Haut Mustang se calfeutrent chez eux. La fumée dégage une odeur acre, on brule des bouses de yacks séchés en guise de combustible. Dans ce désert d’altitude à 4000 m les arbres sont rares, à la faveur de petites haies on y exploite de rares arbres en trogne. Du bois façonné sur place et utilisait pour les besoins de la construction et de la rénovation de l’habitat et des dépendances agricoles. Nous arrivons à Dhakmar notre étape du soir, nous y croisons un trekkeur australien, il arrive de Lo Mangthang qu’il a quitté ce matin avec son guide. Il nous confirme que le village se vide et se prépare à l’hiver. Plus aucun trekkeur là haut. Lui cherche à descendre au plus vite vers Kagbeni et quitter la région. ici à Dhakmar tous les lodges sont déjà fermés, nous sommes dans un village fantôme. Il est surmonté par une immense falaises, percées de grottes sacrées. Ce soir nous dormirons chez l’habitant, avec un confort sommaire et un repas frugal, un vrai luxe.
Passage du Chogo La à 4280 m
Par un canyon ruiniforme nous grimpons la falaise qui surplombe le village pour prendre pied sur le plateau. Plus loin nous passons au monastère de Ghar Gumba, magnifique havre de paix entouré d’un décor montagneux incroyable . Toujours personne sur le sentier, un autre luxe, ce soir, si tout va bien nous serons à Lo Manthang. Nous avons la sensation étrange d’être des pèlerins, des caravaniers d’antan qui convergent vers la citée millénaire. Les heures passent au fil des pas et de la contemplation. Nous passons enfin au Chogo La à plus de 4000 mètres d’altitude. Devant nous, dans le creux de cet immense altiplano, on aperçois enfin, telle une oasis, la fameuse Lo Mangtang, il nous reste une heure de marche pour y arriver.
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Enfin Lo Manthang…au bout du doigt
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slide 1
Cabane typique dans les Prokletije
L’hiver aux trousses dans le Haut Mustang
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Trop de neige cette année dans le Haut Mustang, il faut battre en retraite
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Immersion dans la vie locale
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Au pied du Palkhang 6180 m
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Paysages envoutants du Haut Mustang
Lo Manthang
Aujourd’hui sera une journée de repos, il faut dire que cela fait maintenant 20 jours que nous marchons au coeur des montagnes de l’Himalaya en enchainant plusieurs régions. Et bien sur, venir dans ce bout du monde, si isolé, si austère en cette saison, pour y découvrir cette citée, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, vaut bien d’y consacrer une journée. Il fait très froid ce matin, dans la nuit le thermomètre est descendu à – 13°. La ville se vide, dans la matinée, deux dernières jeep doivent quitter Lo Manthnang. La majorité des habitants partent passer l’hiver vers Pokara ou jusqu’en Inde, pour y faire du commerce. Seuls quelques personnes vont rester tout l’hiver pour s’occuper des animaux et déblayer la neige qui s’accumule sur les toit terrasses. C’est le cas dans le seul lodge ouvert, où nous nous sommes basés, la famille part ce matin, Kumar, le propriétaire restera seul tout l’hiver, nous sommes les derniers clients de la saison. Demain la neige est attendue pour la mi-journée. Pour l’heure nous sommes insouciants et tout excités à partir à la découverte. Nous nous enfonçons avec délice dans le dédale de ruelles pavées, nous longeons les fortifications, nous photographions le moindre détail, nous nous immergeons dans les rares instants de vie, de ces habitants. Comme ces mamies népalaises qui se blottissent et se réchauffe à l’abris d’une façade en pierre exposée aux timides rayons du soleil ,de la mi journée, bref nous ne perdons pas une seule goutte de cette envoutante Lo Manthang.
L’ hiver aux trousses
Il a fait encore – 15° cette nuit. Nous prenons le petit déjeuner autour du poêle dans la cuisine, la petite fenêtre nous laisse entrevoir un ciel gris, d’un gris instance, qui n’incite guère à prendre le chemin. Nous faisons un bout de route avec un jeune berger, qui conduit son troupeau de chèvres en pâturage, une bien maigre ressource au vu des conditions du moment. La neige arrive dés le milieu de matinée, elle tombera toute la journée et la nuit qui suivra. Le paysage se couvrira rapidement d’une bonne quinzaine de centimètres et le brouillard nous enveloppera. A la mi journée nous faisons étape à Dhi, où prenons une soupe bien chaude et délicieuse, dans une petite échoppe.
On force le pas et on arrive le plus rapidement possible à Yara pour ce mettre au chaud, dans un petit lodge familial, très accueillant.
Pas d’autre solutions à Yara
Au vu des conditions, nous décidons de passer la journée à Yara. Une légère amélioration arrive en fin de matinée. Nous décidons de partir visiter le monastère de Luri Gumba, construit dans une falaise. De retour au village deux jeunes népalaises viennent au gîte nous proposer quelques objets de leur fabrication. Sans trop se charger, car nos sacs sont déjà à 17 kg, nous achetons bonnets colorés et bracelets. Elles repartent avec le sourire et nous sommes ravis de ces emplettes.
Essayons d’arriver à Tangge ce soir
La veille au soir, nous avons longuement parlé et échafaudé toutes les solutions pour terminer notre trekking Haut Mustang, en tentant de rester sur le programme initial. Il nous reste trois étapes à franchir. Nous décidons de fixer comme objectif du jour le village de Tangge et d’aviser en fonction des conditions rencontrées. Il a neigé une bonne trentaine de centimètres qui se sont accumulés, à certains endroit, sous l’effet du vent. La trace est à certains endroit difficile à faire et le poids des sacs n’arrange rien. Nous en enfonçons par moment jusqu’au genoux. Le beau temps froid est de retour, c’est déjà une bonne chose. Nous mettrons plus de temps que nécessaire pour réaliser cette étape, Ce sera une journée éprouvante, mais nous aurons la satisfaction d’observer des traces de loups. Probablement le loup de l’Himalaya, dont la présence est clairement établie et documenté dans cette région du Upper Mustang.
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Dans les ruelles de Lo Manthang
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Sur les hauteurs de Chrang
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Monastère de Luri Gumba
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Repas du soir
Une sacré journée
Le bivouac au campement de Pa, n’étant plus possible nous devons réaliser aujourd’hui une plus longue étape pour rejoindre Chussang. Nous avons envisagé, un temps, de suivre le passage des gorges de la Kali Gandaki Nadi, mais pas assez de glace à cette époque et aucune information sur le niveau d’eau, nous avons renoncé. Ce sera donc un départ dés les premiers lueurs du jour, pour passer par les hauteurs. La neige sera notre ennemi du jour, il faut faire la trace dans parfois cinquante centimètres de neige, qui ne porte pas. Heureusement que nous sommes en forme et parfaitement acclimatés, pour endurer cette sacré journée à plus de 4000 mètres d’altitude, durant de très longue heures. Nous arriverons à Chussang surtout affamés, nous n’avons quasi rien mangé de la journée, juste deux maigres chapatis.
C’est décidé, on bat en retraite
Il faut se rendre à l’évidence, nous ne rejoindrons pas cette année Mutkthina, ni à l’aller, ni au retour, trop de neige sur les flancs du Guyla Peak 5270 m pour passer le col. Nous battons donc en retraite, direction khagbeni. Cette dernière journée de marche sera la plus courte de ce mois de trek. Nous empruntons la piste et ne cherchons même plus à éviter la poussière des quelques bus, camions et véhicules que nous croisons. Pressés certainement de s’attabler dans une petite échoppe du centre, la même que l’an passé, où le café à l’italienne est un vrai « kawa » et les petites viennoiseries pas mauvaises du tout. C’est notre motivation du matin pour avaler les 2 h 30 de marche qui nous s’éparent de Khag. Nous arrivons malheureusement dans un village dévasté par la dernière mousson. Le centre de khagbeni est méconnaissable, toutes les maisons proche du torrent ont étés emportées ou éventrées. Le village est en effervescence, les pelleteuses à l’œuvre pour la reconstruction. Point de petite douceur, le café/bakery est rayé de la carte. Nous nous mettons en quête d’un toit pour la nuit. Nous nous installons dans un lodge sur les hauteurs du village, avec vue sur le massif du Dhaulagiri. Nous passons le reste de la journée au soleil, à écrire, à rêvasser et même à gouter. C’est le début du farniente, demain nous prendrons la route des gorges de la Kali Gandaki, parmi les plus profondes du monde. Direction la chaleur !
Il fait plus chaud à Pokhara
Cette année ce voyage au Népal se terminera donc dans la douceur des berges du lac de Pokhara, seconde ville du pays et porte d’entrée de nombreux treks. on y retrouve une ambiance particulière, avec un mélange de modernité et de traditions. Hôtels, restaurants, bars, boutiques en tout genre, la ville attire de nombreux visiteurs, mais elle reste encore une étape farniente incontournable lors d’un trek dans cette région de l’Himalaya.
Tout en bas de la page dans les commentaires, on répond à vos questions, n’hésitez pas à participer. Merci.
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Falaise de Dhakmar
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Porte d’entrée de Lo Manthang
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Scène de vie à Tangge
Les + de ce blog trip à travers le Haut Mustang – Soyez curieux cliquez !
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+ Le festival Tiji à Lo Manthang
La mythique fête colorée du Haut Mustang, l’ancien royaume de Lo, est une institution et un moment très attendu dans cette région d’influence tibétaine. Une région isolée, longtemps fermée aux étrangers, seuls quelques explorateurs intrépides l’avaient visité, avant sont ouverture aux voyageurs en 1992.
Le festival Tiji se tient à Lo Mantang et se déroule sur trois jours. Les dates ne sont pas fixes et dépendent du calendrier lunaire tibétain, la fête tombe généralement entre fin Avril et la fin Mai. Le festival remonte probablement au 17 ième siècle, initié par le roi de l’époque, Samduk Rabten. Il se tient sur la place devant l’ancien palais royal, la monarchie a été abolie en 2008. Il attire de nombreux habitants, venus en habits traditionnels, de tous des villages du Mustang, mais aussi de plus en plus de voyageurs étrangers. Il s’agit donc d’un évènement à la fois culturel, religieux et social, qui marque également un attachement fort de cette région à l’identité tibétaine. Pour les visiteurs étrangers c’est l’occasion rare de découvrir des rituels très anciens, presque inchangés depuis des millénaires.
Ce sont les moines du monastère de Chhode Gompa qui exécutent les danses et musiques rituelles, avec la participation des mustangais, les Lo-Ba. Le festival incarne le combat du bien, contre le mal. Celui de Dorje Jono (un fils de Bouddha) contre un démon maléfique, qui semait la terreur, les sècheresses et les destructions.
Chaque jour une danse et des musiques différentes sont exécutées, elles portent le nom de Chham. Elles sont réalisées avec des masques et des costumes colorés, aux sons des tambours, des cornes tibétaines et des cymbales.
Le premier jour la danse de Tsa Chham montre les maléfices commis par le démon et la terreur des populations. Nag Chham, symbolise la bataille de Dorje Jono contre le mal et la bête démoniaque appelée « Man Tan Ru ». Enfin le troisième et dernier jour, la danse et les rituels de Rha Chham consacrent la victoire et le rejet des forces du mal.
Ce festival de Tiji célèbre donc le bien et la paix. Les différentes prières délivrées, durant ces festivités, implorent aussi l’arrivée du printemps avec l’espoir de bonnes récoltes, sans oublier la protection des troupeaux.
C’est donc une excellente occasion, un prétexte de grand et beau voyage, que de visiter le Haut Mustang, à la faveur de ce festival.
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+ Un royaume sans monarchie
Ce royaume du Mustang, royaume oublié dans les neiges éternelles de l’Himalaya, est probablement à un tournant majeur de sa longue histoire. Une histoire qui débute en l’an 1440, avec la création de ce royaume bouddhiste du Mustang, par Ame Pal, qui en sera le premier souverain. Depuis lors, vingt-trois monarques lui succèderont. Le dernier sera jigme Dorje Palbar Bista, il connaitra en 2008 la destitution, suite à l’abolition de la monarchie au Népal. Sa famille s’étant placée, en 1790, sous la protection de la maison royale du Népal. Avec son épouse Sidol Palwar, ils perdirent leur enfant, tout juste âgé de 8 ans. Sans descendant le roi adopta son neveu, l’actuel prince Jigme Singhe Palbar Bista. Assurant ainsi la continuité de la dynastie. Aujourd’hui ce prince, sans prétention royale, est un entrepreneur visionnaire pour le tourisme au Mustang. Il possède notamment un lodge hôtel de luxe à Lo Manthang. Entre respect des traditions et visions de l’avenir, il doit donner un cap pour inspirer les jeunes générations.
Le prince est toujours respecté et écouté par les mustangais, qui restent attachés aux traditions et à cette spécificité de royaume de Mustang. Il a trois enfants, la dynastie pourrait se poursuivre.
Le Mustang est maintenant relié par une piste à 4X4 qui rejoint Lo Manthang et au delà vers le Tibet. L’accès devient un peu plus facile depuis l’aéroport de Jomsom, du moins à la belle saison. Un des enjeux est bien sur de s’ouvrir à un tourisme de qualité et respectueux
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