Passer au contenu principal

Températures glaciales et solitude dans le Haut Mustang

Trekking dans le Haut Mustang

Le Haut Mustang c’est un peu la région mythique et un brin mystérieuse qui enflamme l’imaginaire du voyageur/trekkeur, en partance pour l’Himalaya.

Tous rêvent de découvrir ce joyaux préservé.

On y parle d’un ancien royaume, de sa cité fortifiée de Lo Manthang, de sa connexion au proche Tibet et surtout de ce désert d’altitude, de cet altiplano aux paysages si singuliers et époustouflants. Tous les ingrédients sont réunis pour entretenir l’excitation et le rêve du futur voyageur.

Il faut dire que la taxe assez élevée du permis de trekking au Haut Mustang est, aussi, une sélection par l’argent pour contrôler et réduire la fréquentation touristique de cette région du Népal. 

trekking haut mustang nepal

Sommaire de ce trekking Haut Mustang

  • Un départ singulier de Thinigaon
  • Tout de suite dans l’ambiance à Ghiling
  • Un village fantôme
  • Passage du Chogo La à 4280 m
  • Lo Manthang
  • L’hiver aux trousses
  • Pas d’autres solutions à Yaraga
  • Essayons d’arriver à Tangge ce soir
  • Une sacré journée
  • C’est décidé, on bat en retraite
  • Il fait plus chaud à Pokhara
  • 28.8377595,83.7843101

    trekking haut mustang nepal

    kagbeni

    Le village de kagbeni est considéré comme la porte d’entrée du Royaume du Mustang.

  • 28.7716485,83.7271620

    trek mustang népal

    Thinigaon

  • 29.0284,83.8580

    villages du haut mustang népal

    Ghiling

  • 29.1828351,83.9563037

    palais royal haut mustang

    Lo Manthang

  • 28.9143667,83.8199213

    trek royaume haut mustang

    Chhusang

      Un départ singulier de Thinigaon

      Lorsque nous arrivons à la tombée de la nuit à Thinigaon, c’est au bout d’une très longue journée, au bout d’une interminable marche, à multiples rebondissements. Nous venons en fait de la vallée de Manang que nous avons quitté il y a trois jours. Pour enchainé le Tour du Manaslu avec le trekking Haut Mustang. Pour cela nous avions, cette année, prévu de passer par le lac Tilicho et le Mesokanto La, un col à 5340 m. Un passage à haute altitude,un peu « rugueux » et un joli défi pour les voyageurs au long court. Mais le programme ne c’est pas déroulé comme prévu, mal des montagne sévère pour un de nos porteurs, passage du col en mauvaises conditions, avec de la glace et pour couronner le tout le pauvre porteur malade à glissé dans le couloir envoyant au passage une bonne partie du matériel de bivouac et les vivres dans l’abime. Ne pouvant plus bivouaquer à ces altitudes, faute de matériel, nous avons forcer le pas toute la journée, pour faire deux étapes en une, et rejoindre la vallée et les villages au plus court. Ce sera donc Thinigaon.

      Tout de suite dans l’ambiance à Ghiling

      Notre projet initial était de passer par Muktina et d’entrer dans le Haut Mustang par le col Gyu La. Suite aux mésaventures de la veille, nous avons décidé abandonné ce tracé. Nous décidons alors, dés le matin, de rejoindre Jomsom et nous mettre en quête d’une jeep pour rejoindre Ghilling.  Mais avant cela nous faisons quelques courses pour les jours qui suivent. En effet nous somme déjà début décembre et la saison de trek se termine. Les températures sont assez froides depuis plusieurs jours et la neige est annoncée. Le Haut Mustang se « vide » et se prépare à l’hivernage. Plus de trekkeurs dans la région, et d’après les derniers renseignements pris, nous avons juste le temps de rejoindre Lo Manthang avant que les derniers lodges ne ferment. Il vaut mieux assurer un peu d’autonomie.  En fin de matinée nous arrivons enfin à trouver trois places dans une jeep en partance pour la capitale du royaume, nous nous entassons avec des népalais et des colis et nous prenons la piste qui remonte la vallée de la Kali Gandaky Nadi. A Chhusang nous passons la barre des trois mille mètres d’altitude, la rivière passe dans des gorges infranchissables, la piste, elle, prend maintenant de la hauteur. Entre la pente prononcée et l’altitude, notre jeep, pas de la première jeunesse, est à la peine. l’autoradio qui crache, à tu tête, de la musique népalaise, ne parvient pas à couvrir les bruits du moteur qui tourne au plus haut de son régime. Peu importe, le plafond est au plus bas, la visibilité réduite, quelles flocons de neige virevoltent même, on se cale au mieux et on tente de somnoler, en vain. Dans un dernier rugissement le véhicule franchi le col du Yanda La, à 4010 mètres, puis pied au plancher le chauffeur plonge maintenant vers notre destination. C’est à Tamagaon et ses quatre maisons en bord de piste que nous débarquons. La jeep repart déjà vers Lo Manthang, une bise glaciale nous surprend. Sac à dos nous gagnons, Ghiling, quelques centaines de mètres en contrebas. Ces quelques pas nous font du bien, après ces heures chaotiques dans le véhicule. C’est le milieu d’après midi le village est désert, pas âme qui vive. Il faut dire que les sommets environnants sont dans la brume et le vent est glacial. Dés ce premier jour nous sommes déjà dans cette ambiance « d’hiver aux trousses » qui se confirmera bien avant le final de ce trekking Haut Mustang. Mais ça, nous ne le savons pas encore.

      Un village fantôme

      Au départ de Ghiling, si les températures restent froides, un ciel mitigé entre éclaircies et passages nuageux nous donne l’espoir d’un répit météo pour les dix prochains jours de trek qui s’ouvrent. Il est bien connu que l’espoir fait vivre. En tous les cas il nous fait avancer d’un bon pas et passons de petits cols, en vallées. Les paysages sont vraiment spectaculaires. Les éclaircies nous donnent suffisamment de visibilité au loin, pour découvrir cette immensité, cette vison de désert d’altitude. Nous avons la sensation de nous enfoncer au plus profond de l’Himalaya et la promesse de découvrir prochainement cette citée mystérieuse de Lo Mangthan nous galvanise. Nous marchons des heures et des heures et nous ne croisons aucun marcheur, un contraste avec les jours vécus récemment sur le Tour du Manaslu. En traversant le village de Ghami pas plus d’âmes qui vivent. Les récoltes de céréales et de légumes secs sont terminées depuis longtemps, les réserves de foin pour les animaux sont engrangées, seule les cheminées qui fument nous indiquent que les montagnards du Haut Mustang se calfeutrent chez eux. La fumée dégage une odeur acre, on brule des bouses de yacks séchés en guise de combustible. Dans ce désert d’altitude à 4000 m les arbres sont rares, à la faveur de petites haies on y exploite de rares arbres en trogne. Du bois façonné sur place et utilisait pour les besoins de la construction et de la rénovation de l’habitat et des dépendances agricoles. Nous arrivons à Dhakmar notre étape du soir, nous y croisons un trekkeur australien, il arrive de Lo Mangthang qu’il a quitté ce matin avec son guide. Il nous confirme que le village se vide et se prépare à l’hiver. Plus aucun trekkeur là haut. Lui cherche à descendre au plus vite vers Kagbeni et  quitter la région. ici à Dhakmar tous les lodges sont déjà fermés, nous sommes dans un village fantôme. Il est surmonté par une immense falaises, percées de grottes sacrées. Ce soir nous dormirons chez l’habitant, avec un confort sommaire et un repas frugal, un vrai luxe.

      Passage du Chogo La à 4280 m

      Par un canyon ruiniforme nous grimpons la falaise qui surplombe le village pour prendre pied sur le plateau. Plus loin nous passons au monastère de Ghar Gumba, magnifique havre de paix entouré d’un décor montagneux incroyable . Toujours personne sur le sentier, un autre luxe, ce soir, si tout va bien nous serons à Lo Manthang. Nous avons la sensation étrange d’être des pèlerins, des caravaniers d’antan qui convergent vers la citée millénaire. Les heures passent au fil des pas et de la contemplation. Nous passons enfin au Chogo La à plus de 4000 mètres d’altitude. Devant nous, dans le creux de cet immense altiplano, on aperçois enfin, telle une oasis, la fameuse Lo Mangtang, il nous reste une heure de marche pour y arriver.

      • trekking lo manthang

        Enfin Lo Manthang…au bout du doigt

      • trekking haut mustang

        slide 1

        Cabane typique dans les Prokletije

        L’hiver aux trousses dans le Haut Mustang

      • trekking Haut Mustang

        Trop de neige cette année dans le Haut Mustang, il faut battre en retraite

      • Haut mustang népal

        Immersion dans la vie locale

      • les hauts plateaux du Mustang

        Au pied du Palkhang 6180 m

      • voyage népal haut mustang

        Paysages envoutants du Haut Mustang

      Lo Manthang

      Aujourd’hui sera une journée de repos, il faut dire que cela fait maintenant 20 jours que nous marchons  au coeur des montagnes de l’Himalaya en enchainant plusieurs régions. Et bien sur, venir dans ce bout du monde, si isolé, si austère en cette saison,  pour y découvrir cette citée, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, vaut bien d’y consacrer une journée. Il fait très froid ce matin, dans la nuit le thermomètre est descendu à – 13°. La ville se vide, dans la matinée, deux dernières jeep doivent quitter Lo Manthnang. La majorité des habitants partent passer l’hiver vers Pokara ou jusqu’en Inde, pour y faire du commerce. Seuls quelques personnes vont rester tout l’hiver pour s’occuper des animaux et déblayer la neige qui s’accumule sur les toit terrasses. C’est le cas dans le seul lodge ouvert, où nous nous sommes basés, la famille part ce matin, Kumar, le propriétaire  restera seul tout l’hiver, nous sommes les derniers clients de la saison. Demain la neige est attendue pour la mi-journée. Pour l’heure nous sommes insouciants et tout excités à partir à la découverte. Nous nous enfonçons avec délice dans le dédale de ruelles pavées, nous longeons les fortifications, nous photographions le moindre détail, nous nous immergeons dans les rares instants de vie, de ces habitants. Comme ces mamies népalaises qui se blottissent et se réchauffe à l’abris d’une façade en pierre exposée aux timides rayons du soleil ,de la mi journée, bref nous ne perdons pas une seule goutte de cette envoutante Lo Manthang.

      L’ hiver aux trousses

      Il a fait encore – 15° cette nuit. Nous prenons le petit déjeuner autour du poêle dans la cuisine, la petite fenêtre nous laisse entrevoir un ciel gris, d’un gris instance, qui n’incite guère à prendre le chemin.  Nous faisons un bout de route avec un jeune berger, qui conduit son troupeau de chèvres en pâturage, une bien maigre ressource au vu des conditions du moment. La neige arrive dés le milieu de matinée, elle tombera toute la journée et la nuit qui suivra. Le paysage se couvrira rapidement d’une bonne quinzaine de centimètres et le brouillard nous enveloppera. A la mi journée nous faisons étape à Dhi, où prenons une soupe bien chaude et délicieuse, dans une petite échoppe.

      On force le pas et on arrive le plus rapidement possible à Yara pour ce mettre au chaud, dans un petit lodge familial, très accueillant.

      Pas d’autre solutions à Yara

      Au vu des conditions, nous décidons de passer la journée à Yara. Une légère amélioration arrive en fin de matinée. Nous décidons de partir visiter le monastère de Luri Gumba, construit dans une falaise. De retour au village deux jeunes népalaises viennent au gîte nous proposer quelques objets de leur fabrication. Sans trop se charger, car nos sacs sont déjà à 17 kg, nous achetons bonnets colorés et bracelets. Elles repartent avec le sourire et nous sommes ravis de ces emplettes.

      Essayons d’arriver à Tangge ce soir

      La veille au soir, nous avons longuement parlé et échafaudé toutes les solutions pour terminer notre trekking Haut Mustang, en tentant de rester sur le programme initial. Il nous reste trois étapes à franchir. Nous décidons de  fixer comme objectif du jour le village de Tangge et d’aviser en fonction des conditions rencontrées. Il a neigé une bonne trentaine de centimètres qui se sont accumulés, à certains endroit, sous l’effet du vent. La trace est à certains endroit difficile à faire et le poids des sacs n’arrange rien. Nous en enfonçons par moment jusqu’au genoux. Le beau temps froid est de retour, c’est déjà une bonne chose. Nous mettrons plus de temps que nécessaire pour réaliser cette étape, Ce sera une journée éprouvante, mais nous aurons la satisfaction d’observer des traces de loups. Probablement le loup de l’Himalaya, dont la présence est clairement établie et documenté dans cette région du Upper Mustang.

      • Dans les ruelles de Lo Manthang

      • Sur les hauteurs de Chrang

      • Monastère de Luri Gumba

      • Repas du soir

      Une sacré journée

      Le bivouac au campement de Pa, n’étant plus possible nous devons réaliser aujourd’hui une plus longue étape pour rejoindre Chussang. Nous avons envisagé, un temps, de suivre le passage des gorges de la Kali Gandaki Nadi, mais pas assez de glace à cette époque et aucune information sur le niveau d’eau, nous avons renoncé. Ce sera donc un départ dés les premiers lueurs du jour, pour passer par les hauteurs. La neige sera notre ennemi du jour, il faut faire la trace dans parfois cinquante centimètres de neige, qui ne porte pas. Heureusement que nous sommes en forme et parfaitement acclimatés, pour endurer cette sacré journée à plus de 4000 mètres d’altitude, durant de très longue heures. Nous arriverons à Chussang surtout affamés, nous n’avons quasi rien mangé de la journée, juste deux maigres chapatis.

      C’est décidé, on bat en retraite

      Il faut se rendre à l’évidence, nous ne rejoindrons pas cette année Mutkthina, ni à l’aller, ni au retour, trop de neige sur les flancs du Guyla Peak 5270 m pour passer le col. Nous battons donc en retraite, direction khagbeni. Cette dernière journée de marche sera la plus courte de ce mois de trek. Nous empruntons la piste et ne cherchons même plus à éviter la poussière des quelques bus, camions et véhicules que nous croisons. Pressés certainement de s’attabler dans une petite échoppe du centre, la même que l’an passé, où le café à l’italienne est un vrai « kawa » et les petites viennoiseries pas mauvaises du tout. C’est notre motivation du matin pour avaler les 2 h 30 de marche qui nous s’éparent de Khag. Nous arrivons malheureusement dans un village dévasté par la dernière mousson.  Le centre de khagbeni est méconnaissable, toutes les maisons proche du torrent ont étés emportées ou éventrées. Le village est en effervescence, les pelleteuses à l’œuvre pour la reconstruction. Point de petite douceur, le café/bakery est rayé de la carte. Nous nous mettons en quête d’un toit pour la nuit. Nous nous installons dans un lodge sur les hauteurs du village, avec vue sur le massif du Dhaulagiri. Nous passons le reste de la journée au soleil, à écrire, à rêvasser et même à gouter. C’est le début du farniente, demain nous prendrons la route des gorges de la Kali Gandaki, parmi les plus profondes du monde. Direction la chaleur !

      Il fait plus chaud à Pokhara

      Cette année ce voyage au Népal se terminera donc dans la douceur des berges du lac de Pokhara, seconde ville du pays et porte d’entrée de nombreux treks. on y retrouve une ambiance particulière, avec un mélange de modernité et de traditions. Hôtels, restaurants, bars, boutiques en tout genre, la ville attire de nombreux visiteurs, mais elle reste encore une étape farniente incontournable lors d’un trek dans cette région de l’Himalaya.

      Tout en bas de la page dans les commentaires, on répond à vos questions, n’hésitez pas à participer. Merci.

      • Falaise de Dhakmar

      • Porte d’entrée de Lo Manthang

      • Scène de vie à Tangge

      Les + de ce blog trip à travers le Haut Mustang – Soyez curieux cliquez !
      • festival Tiji Haut Mustang

        + Le festival Tiji à Lo Manthang

        La mythique fête colorée du Haut Mustang, l’ancien royaume de Lo, est une institution et un moment très attendu dans cette région d’influence tibétaine. Une région isolée, longtemps fermée aux étrangers, seuls quelques explorateurs intrépides l’avaient visité, avant sont ouverture aux voyageurs en 1992.

        Le festival Tiji se tient à Lo Mantang et se déroule sur trois jours. Les dates ne sont pas fixes et dépendent du calendrier lunaire tibétain, la fête tombe généralement entre fin Avril et la fin Mai. Le festival remonte probablement au 17 ième siècle, initié par le roi de l’époque, Samduk Rabten. Il se tient sur la place devant l’ancien palais royal, la monarchie a été abolie en 2008. Il attire de nombreux habitants, venus en habits traditionnels, de tous des villages du Mustang, mais aussi de plus en plus de voyageurs étrangers. Il s’agit donc d’un évènement à la fois culturel, religieux et social, qui marque également un attachement fort de cette région à l’identité tibétaine. Pour les visiteurs étrangers c’est l’occasion rare de découvrir des rituels très anciens, presque inchangés depuis des millénaires. 

        Ce sont les moines du monastère de Chhode Gompa qui exécutent les danses et musiques rituelles, avec la participation des mustangais, les Lo-Ba. Le festival incarne le combat du bien, contre le mal. Celui de Dorje Jono (un fils de Bouddha) contre un démon maléfique, qui semait la terreur, les sècheresses et les destructions.

        Chaque jour une danse et des musiques différentes sont exécutées, elles portent le nom de Chham. Elles sont réalisées avec des masques et des  costumes colorés, aux sons des tambours, des cornes tibétaines et des cymbales.

        Le premier jour la danse de Tsa Chham montre les maléfices commis par le démon et la terreur des populations. Nag Chham, symbolise la bataille de Dorje Jono contre le mal et la bête démoniaque appelée « Man Tan Ru ». Enfin le troisième et dernier jour, la danse et les rituels de Rha Chham consacrent la victoire et le rejet des forces du mal.

        Ce festival de Tiji célèbre donc le bien et la paix. Les différentes prières délivrées, durant ces festivités, implorent aussi l’arrivée du printemps avec l’espoir de bonnes récoltes, sans oublier la protection des troupeaux. 

        C’est donc une excellente occasion, un prétexte de grand et beau voyage, que de visiter le Haut Mustang, à la faveur de ce festival. 

      • palais royal haut mustang

        + Un royaume sans monarchie

        Ce royaume du Mustang, royaume oublié dans les neiges éternelles de l’Himalaya, est probablement à un tournant majeur de sa longue histoire. Une histoire qui débute en l’an 1440, avec la création de ce royaume bouddhiste du Mustang, par Ame Pal, qui en sera le premier souverain. Depuis lors, vingt-trois monarques lui succèderont. Le dernier sera jigme Dorje Palbar Bista, il connaitra en 2008 la destitution, suite à l’abolition de la monarchie au Népal. Sa famille s’étant placée, en 1790,  sous la protection de la maison royale du Népal. Avec son épouse Sidol Palwar, ils perdirent leur enfant, tout juste âgé de 8 ans. Sans descendant le roi adopta son neveu, l’actuel prince Jigme Singhe Palbar Bista. Assurant ainsi la continuité de la dynastie. Aujourd’hui ce prince, sans prétention royale, est un entrepreneur visionnaire pour le tourisme au Mustang. Il possède notamment un lodge hôtel de luxe à Lo Manthang. Entre respect des traditions et visions de l’avenir, il doit donner un cap pour inspirer les jeunes générations.

        Le prince est toujours respecté et écouté par les mustangais, qui restent attachés aux traditions et à cette spécificité de royaume de Mustang. Il a trois enfants, la dynastie pourrait se poursuivre.

        Le Mustang est maintenant relié par une piste à 4X4 qui rejoint Lo Manthang et au delà vers le Tibet. L’accès devient un peu plus facile depuis l’aéroport de Jomsom, du moins à la belle saison. Un des enjeux est bien sur de s’ouvrir à un tourisme de qualité et respectueux 



      Vous trouvez cet article interessant ? Partagez-le sur vos réseaux sociaux favoris. Merci

      Lire la suite

      Le tour des Annapurnas

      Le Tour des Annapurnas.
      Avec la construction des pistes dans les vallées, qu’est devenu le tracé de ce mythique trek ?

      Trekking en vogue dans les années 90, le Tour des Annapurnas considéré alors, comme le plus beau trek au monde a subi depuis les revers du désenclavement des vallées himalayennes.

      A marche lente certes, la modernisation touche également les vallées les plus reculées de l’Himalaya.
      Les pistes carrossables en véhicules 4×4 atteignent désormais Manang dans la vallée de la Marsyangdi Nadi et aussi Muktinath aux portes du Mustang.

      trek tour des Annapurnas

      Le passage mythique du Thorong La à 5416 m.

      Plus de lodges, plus de services, plus d’échoppes, mais aussi plus de trekkeurs pressés de démarrer leur trek le plus haut possible. Manang a même eu droit à son petit aéroport, fermé entre temps pour cause de problèmes locaux et d’un trafic de passagers faible.
      Incontestablement la modernité et ses infrastructures impactent la région des Annapurnas. Nous ne sommes pas là pour juger, juste parcourir à nouveau le Tour Des Annapurnas et se faire une idée de la situation. C’est parti !!!

      Les étapes que nous avons planifié.

      • Etape 1: Besisahar – Bhulbhule
      • Etape 2: Bhulbhule – Jagat
      • Etape 3: Jagat – Danakyu
      • Etape 4: Danakyu – Chame
      • Etape 5: Chame – Nagwal
      • Etape 6: Nagwal – Manang
      • Etape 7: Manang – Yak Karkha
      • Etape 8: Yak Karkha – Thorong Pedhi
      • Etape 9: Thorong Pedhi – Thorong La – Muktinath
      • Etape 10:  Munktinath – Kagbeni
      • 28.6891,84.1445

        Manang tour des annapurna

        Manang

        Manang, village du bout du monde, au pied des grands cols du Tour des Annapurnas

      • 28.231316,84.376144

        trek népal annapurnas

        Besisahar

        Premier pas sur l’intégrale du Tour des Annapurnas

      • 28.8377595,83.7843101

        haute route des annapurnas

        kagbeni

        Fin du trek Annapurnas, en route pour Kagbeni porte du Haut Mustang

      • 28.5298482,84.3190079

        tour des annapurnas népal

        Danagyu

        Accueil authentique et familial au lodge Sunrise Hotel…excellente cuisine

      • 28.7935317,83.9387571

        thorong la trek annapurnas

        Col du Thorong La

        Le mythique col du Thorong La qui s’élève à 5410 m.

          Ce programme est juste une suggestion, on ne prétend pas que c’est la planification idéale. Elle correspond à notre façon de marcher, d’explorer et à notre forme du moment. Notre but était de démarrer ce Tour des Annapurnas dès la fin du goudron à Besisahar et de faire le point sur l’impact des pistes 4×4 sur ce trek. Nous verrons bien si la « mission » est accomplie.

          Direction Bhulbhule

          Dès les dernières maisons de Besisahar, on emprunte les escaliers qui conduisent à la rivière. Puis c’est la piste poussiéreuse que l’on suit pendant environ 40 minutes avant de bifurquer sur le nouveau tracé du sentier Tour des Annapurnas. Il faut surveiller le balisage rouge et blanc qui marque, sur la droite de la piste, le début du sentier. On marche maintenant dans une ambiance champêtre de culture de riz, notamment et c’est bien plus agréable, de notre point de vue, que la piste. Une première étape débute pour nous dès la descente du bus. Nous arriverons donc à Bhulbhule à la nuit.

          Belle étape vers Jagat

          Aujourd’hui on arrive à suivre le tracé de ce nouveau GR sur presque la totalité de l’itinéraire. Il s’étire essentiellement le long de la rive gauche de la vallée. Les pistes relient les petits villages, mais le trafic se limite à quelques motos. De belles portions de sentiers en forêt s’offrent aux trekkeurs et on peut même observer des singes. Plus loin on traverse Bahundanda, un joli village coloré perché sur un col avec de merveilleuses vues sur les montagnes alentours. Après la pause déjeuner, on arrive sur un petit plateau et on traverse le village très fleuri de Ghermu Phant.  Le chemin est bordé de très jolis lodges colorés qui invitent à faire étape ici. C’est d’ailleurs une bonne option pour planifier une étape plus courte que la nôtre.
          Pour la suite de la journée, deux options possibles. Une variante  sportive par le chemin balisé en blanc et bleu qui grimpe fortement vers Mathilo Chipla. Ou bien rester sur le tracé principal et rejoindre Syange après avoir traversé la rivière par un impressionnant et typique pont suspendu. Dans les deux cas on retrouve la piste dans la dernière heure, pour rejoindre Jagat.

          Attention à la sortie de Syange, ne pas prendre le chemin à gauche balisé blanc et rouge, qui débute par des escaliers en pierres. Plus haut, il a subi des éboulements et plus personne ne semble prendre cette section de chemin.

          Jagat est un joli village qui s’étire de part et d’autre de la piste. En contrebas du bourg, il y a des sources chaudes qui jaillissent. Une bonne dizaine de lodges accueillent les marcheurs. Concurrence oblige, beaucoup offrent le couchage si vous prenez le repas du soir et le petit déjeuner. On ne peut que recommander de jouer le jeu et de consommer, car c’est une source de revenu majeure pour les Népalais vivant du tourisme.

          Jusqu’à Tal ça va, au-delà cela se gâte 

          On quitte Jagat et on emprunte rapidement un sentier qui s’élève dans la forêt. On passe à la Guest House Rainbow View où on peut prendre un thé en contemplant l’imposante cascade située sur le versant opposé. Rapidement arrive le bourg de Chamge, puis le sentier descend en direction de la rivière. On la traverse par un impressionnant pont suspendu sur les flots tumultueux.
          Le sentier remonte la gorge où la rivière est encore plus impressionnante par son débit et son grondement. Une montée assez raide de 30/40 minutes et nous arrivons à Tal, petit village bâti dans un méandre de la rivière. 

          Pour la suite de la randonnée, mauvaise nouvelle, le sentier qui relie par la rive gauche Tal à Kante puis Daraphani est coupé. Sera-t-il réouvert un jour ?

          C’est donc par la piste que nous serons contraints de terminer l’étape. C’est long, quasi interminable et fastidieux. À Daraphani, il faut penser à faire tamponner son permis de trek au bureau de ACAP (Annapurna Conservation Area Project). Nous poussons jusqu’à Danakyu (Danaque) pour l’étape du soir.

          Nous vous recommandons le lodge Sunrise hôtel, situé sur la gauche à l’entrée du village. Très bon accueil, souriant et excellente cuisine préparée par la maitresse de maison.

          • trek népal annapurnas

            Rizières Besishar

            Culture du riz autour de Besisahar

            Culture du riz autour de Besisahar

          • tour des annapurnas

            Vers Bahundanda

            Village vers Bahundanda

            Village vers Bahundanda

          • trekking tour annapurnas

            Syange

            On traverse la Marsyandi par un impressionnant pont suspendu à Syange

            On traverse la Marsyandi par un impressionnant pont suspendu à Syange

          • tour annapurnas

            Tal

            Paysages vers TAL

            Paysages vers Tal

          • cuisine nepalaise

            Dal Bath

            Ce soir c’est Dal Bhat

          • trekking nepal annapurnas

            Couché de soleil Chame

            Couché de soleil sur la cime du Lamjang Kailas Himal 6983m

          En route pour Chame

          Tôt le matin direction Chame, principal bourg de la vallée et district de cette région. Une heure après le départ et après avoir suivi un agréable chemin en forêt, nous arrivons au village de Timang. Les alentours sont boisés de magnifiques cèdres de l’Himalaya dont certains sont centenaires. C’est un belvédère incomparable sur le sommet du Manaslu. 

          Arrive ensuite l’infernale piste, vous l’avez compris surement nous n’aimons pas trop cela. Par malchance, en ce lundi, nous sommes un lendemain d’élections nationales et le trafic est particulièrement dense. Beaucoup de Népalais sont venus voter et visiter leur famille. En ce début de semaine, ils repartent après un court séjour dans leur vallée d’origine.

          Heureusement la traversée du charmant village de Thanchow, situé sur un plateau ensoleillé et où les villageois s’activent dans les champs et les vergers, nous redonne du baume au coeur.

          Un glissement de terrain interdit un tronçon de sentier en aval de Koto, ce sera donc la piste et la poussière.

          Koto, ses échoppes colorées et animées, sur fond de hautes montagnes enneigées, offre de magnifiques photos. 
          C’est depuis Koto que démarre le trek dans les vallées de Nar et Phu. Une alternative plus authentique au tracé actuel, pour parcourir la région sous forme d’une haute route des Annapurnas. Rapidement arrive Chame, le plus gros village de la vallée, de nombreux lodges et échoppes s’étirent le long de l’unique rue du bourg. Ce soir, depuis notre lodge situé en bord de rivière, on peut admirer le coucher de soleil sur la cime glacée du Lamjung Himal à 6983 m.

          De Chame à Nagwal

          Aujourd’hui on retrouve sur cette étape un peu plus l’esprit de ce trek tour des Annapurnas. Après Brathang, une grosse ferme de production de pommes, on récupère un joli sentier à travers bois. Plus loin on passe par Upper Pisang où l’on peut découvrir de vieilles maisons typiques et des moulins à prières. Après une sévère montée, on atteint Ghyaru. C’est un splendide village perché face aux versants nord de la chaîne des Annapurnas, le plus beau et authentique de toute la vallée, pour nous. Presque deux heures de plus de marche et on arrive à Nagwal.

          Destination Manang 

          Avec la modernité et le développement qui change le visage de ces vallées himalayennes, Manang se présente maintenant comme une destination à part entière pour le tourisme de montagne. C’est le projet Destination Manang. Porté par des jeunes générations, il a l’ambition de soutenir et amplifier l’économie locale tout en agissant sur le cadre de vie et la santé des habitants de cette haute vallée.
          L’étape du jour est courte, et nous explorons une petite variante par le plateau de Julu. Une fois au plateau, les points de vue sont merveilleux, le sentier très plaisant, et nous sommes ainsi largement récompensés des efforts consentis. Peu avant le village de Braka, on croise des trekkeurs qui montent vers le Kicho Tal, le lac glacé situé à 4800 mètres sur les flancs de la chaîne des Chulu.

          Une fois à Manang, le comble du luxe pour le trekkeur est de succomber à la tentation de pousser la porte d’une des « bakery ». On y  savoure un pain au chocolat, un croissant ou une part de gâteau aux pommes, accompagné bien sur d’un vrai expresso ou d’un cappuccino, à moins que vous n’optiez pour un savoureux chocolat chaud. 

          Peaufiner son acclimatation, indispensable pour réussir le tour des Annapurnas

          Beaucoup  de marcheurs prennent ensuite la direction du Lac Tilicho, le plus haut lac du monde à 4900 mètres d’altitude (altitude variable selon les cartes), une option pour parfaire son acclimatation à la haute altitude. Une première étape au base camp,  avant de remonter au petit matin suivant la longue moraine qui donne accès au lac et aux glaciers qui se jettent dans celui-ci. Pour notre part, nous gagnons Thorong Phedi  (la dernière étape avant l’ascension du col), après avoir fait une halte intermédiaire à Yak Karkha.

          Le grand jour

          Pour être plus exact, c’est plutôt le grand matin, qu’il faut intituler cette étape. Selon sa forme, il faut en effet prévoir un départ autour de quatre heures du matin,  à la lueur de la lampe frontale. Tous les candidats s’élancent sur la montagne presque en même temps et on assiste à une véritable procession à la lanterne. C’est la patience qui va au final s’avérer payante, petit à petit, pas après pas, les candidats arrivent au sommet. Les plus rapides devancent le lever du soleil pour profiter de ces moments exceptionnels. Nous faisons partie de ceux là, nous affectionnons particulièrement ces montées nocturnes et cette longue arrivée du jour, suivie des premiers rayons de soleil.

          Parfois ces passages de cols à 5000, 5500 mètres, grands classiques de ces treks en Himalaya, offrent un visage plus rugueux que ce matin-ci. C’est le froid, -20° / -25°,  la neige et surtout le vent qui viennent contrarier la « fête ». Entrainement, équipement, expérience, et si possible un certain aguerrissement à ce type de conditions peuvent alors faire la différence et vous faire basculer, malgré tout, sur le bon versant des cols.

          Avoir suivi le stage treks en altitude, chez Sports Campus peut s’avérer, alors, d’une aide décisive.

          Sans évoquer la terrible tempête d’Octobre 2014 qui fit des dizaines de morts, il faut garder à l’esprit que ces treks avec passages de cols, à une altitude somme toute pas anodine, ne sont pas à prendre à la légère. Chaque année des trekkeurs laissent la vie sur les pentes finales de ce mythique Tour des Annapurnas.

          • Sur les hauteurs de Manang

          • En route pour le passage clé du trek

          • Le col et le Thorong peak 6144m

          Muktinath, Kagbeni, l’appel du Haut Mustang

          Après avoir passé le Thorong La avec succès, la pression retombe généralement. Mais l’étape n’en est pas moins finie pour autant. Une très longue et interminable descente nous attend, ce soir nous poserons notre sac à dos à Muktina. Le village de Muktina est relié au reste du monde par la piste, c’est un lieu de pèlerinage très prisé, ne manquez pas la visite du temple situé sur les hauteurs du bourg.

          Les paysages ont maintenant changé, faisant place à des montagnes où rien ou si peu ne pousse. C’est le désert d’altitude et ses paysages ruiniformes, caractéristiques du Haut Mustang. La seule évocation du nom de ce mystérieux royaume de l’Himalaya nous détourne déjà du Tour des Annapurnas. L’appel du trek du Haut Mustang réveille en nous l’envie de poursuivre l’itinérance, ce sera pour un autre voyage.
          Nous ferons toutefois une étape supplémentaire pour rejoindre Kagbeni, magnifique village considéré comme la porte d’entrée du Haut Mustang. En son centre, trône un monastère tibétain construit au XIVe siècle.

          Le village sera en partie détruit par une crue lors des pluies de mousson de 2023. C’est ce que nous constaterons, tristement, lors de notre retour au Népal l’année suivante pour parcourir, juste avant l’hiver, le Tour du Haut Mustang.

          Le mythe est t‑il toujours vivant ?

          On vous recommande bien sur ce trek, sans hésiter.  En revanche ce serait vous mentir que de dire que rien n’a changé. Les lodges se modernisent chaque année un peu plus, avec du chauffage, de la wifi,  des salles de bain privatives. Un phénomène qui a commencé depuis quelque temps déjà dans la région de l’Everest et qui s’intensifie. De nouvelles boutiques bien achalandées fleurissent à Manang  et les coffee shops vous offrent une pause cosy qui n’a rien à envier aux établissements occidentaux.
          C’est bien sur la piste, qui parcourt l’ensemble de la vallée, qui permet et qui accélère cet inévitable changement. Surtout gardons nous bien de juger, les Népalais ont un besoin crucial de cette économie touristique.  D’ailleurs, depuis la construction de la piste, peu de trekkeurs partent de Besisahar, une grosse majorité débute le périple à Daraphani. La randonnée en devient forcément plus abordable, plus confortable, plus occidentale en somme. Bien sûr un pan du mythe s’étiole à chaque « coup » de modernité.

          Oui, les purs et durs ne s’y retrouvent plus à marcher de longues heures sur la piste entre motos et jeeps indiennes Mahindra. Pour retrouver l’esprit d’antan de ce Tour des Annapurnas, il faut alors s’inventer une Haute Route des Annapurnas, plus sauvage, avec plus de cols à franchir, avec des lodges plus rustiques, comme avant, voire même bivouaquer sous tente . C’est donc à chacun de trouver sa route, de définir l’aventure qui lui convient, de fixer le curseur, pour vivre son propre mythique Tour des Annapurnas. Pour découvrir le Népal selon son rythme et ses envies.

          • tour des annapurnas trek

            Un groupe de Trekking Découvertes au passage du col

          • vers manang

            Le plateau de Julu

          • Paysages en montant à Manang

          Les + de ce trek de rêve au Népal – Soyez curieux cliquez !
          • haute route des annapurnas

            + La Haute Route des Annapurnas

            Cet itinéraire est comme un retour aux sources, pour réaliser un Tour des Annapurnas, loin de la foule et de l’agitation de la piste.
            Il faut être enthousiaste et bien préparé pour se lancer sur cet itinéraire qui franchi plusieurs cols d’envergure. Il est réservé aux trekkeurs ayant de l’expérience de ce type de treks, en Himalaya ou ailleurs (Pamir, Tian Shan..). C’est une version plus musclée et sauvage du classique Tour des Annapurnas. 

            Dans sa première partie, au départ de Ghalegaon, il passe très haut sur les hauteurs de la vallée de la Marsyangdi.  C’est un ancien chemin d’alpages, bien tracé, mais qu’aucun trekkeur n’emprunte. Durant plusieurs jours il offre des panoramas majestueux sur le Manaslu et son massif, mais aussi sur le Lamjung Himal, presque 7000 m de la chaîne des Annapurnas.
            On se dirige ainsi vers le col du Namung, un col situé plus ou moins à 5000 mètres d’altitude, selon les cartes ( les cartes au Népal sont imprécises, voir fausses ). Une première partie bien équilibrée pour lancer la « machine à globules rouges », l’incontournable acclimatation.
            On croise ensuite le Tour des Annapurnas classique à Koto et on poursuit dans la vallée de Nahr/Phu. Une vallée authentique, de culture tibétaine, à l’écart de la foule. Une vallée, là aussi, soumise à un permis spécial pour la parcourir. Les villages de cette région sont restés à l’écart du tourisme.
            Depuis le village de Phu on peut monter explorer le camp de base du Himlung, un 7000 presque sur le fil de la frontière avec le Tibet. On peut continuer ensuite la Haute Route des Annapurnas en empruntant deux cols respectivement à 5050 et 5400 mètres pour le second , le col Pangi. Mais c’est une option très exigeante pour les trekkeurs, mais aussi pour l’équipe logistique porteurs et cuisinier. L’option classique consiste à revenir sur ses pas et de bifurquer au niveau de Nar Phedi, en traversant la rivière par un pont suspendu, pour ensuite rejoindre le village de Nar.

            Une petite étape s’en suit, avec ce jour là un bivouac sous tente à Kang la Pedhi. Le passage du col de Kanga La, situé à 5399 m, ne présente pas de difficultés techniques. Il vous ouvre un des plus beaux panoramas sur les versants nord du massif des Annapurnas, qu’il soit donné d’admirer. Avec d’Est en Ouest, le Lamjung Himal, la série des l’Annapurna II, IV, III. Arrive ensuite dans votre ligne de mire d’autres 7000 grandioses. C’est le Ganggapurna, le Tare Kang, caractéristique par son dôme glacière, le Kangsar Kang. Enfin un coup d’œil qui se termine tout à l’Ouest avec le Tilicho Peak.
            Mais revenons à notre col, car lui aussi est cerné par  quelques sommets, ce sont des « modestes » 6000, mais tout de même, quelle ambiance  depuis ce col. C’est le Pisang Peak et le Chulu Far Est, qui le surplombent. A cet instant unique, majestueux et surement gravé à tout jamais dans votre mémoire, vous ne douterez pas d’être sur la véritable Haute Route des Annapurnas.

            Mais ne pensez pas poser votre sac à dos à Manang… la suite est tout aussi spectaculaire, vous allez camper au pied du Tilicho Peak. 

          • trek haute route annapurnas

            + Le trek et le lac du Tilicho

            Après une halte à Manang, pour le ravitaillement et selon la forme y prendre un jour de repos, la Haute Route des Annapurnas, quitte le sentier classique. Vous ne bifurquez pas vers le passage du Thorong La.  Vous vous dirigez, maintenant, vers le lac Tilicho. Les Népalais le considèrent comme le plus haut au monde et nombreux sont ceux qui viennent voir cette curiosité nationale. On passe d’abord par le village de Kangsar, le dernier de la vallée, avant de traverser des versants ruiniformes où les cheminées de fées donnent des paysages surprenants. Dans cette traversée il faut hâter le pas, les chutes de pierres ne sont pas rares. L’étape du soir se fait à Tilicho Base Camp, une dizaine de lodges y accueillent les trekkeurs. À la tombée de la nuit on peut observer  des Grands Bharals, des mouflons appelés aussi mouton bleu, qui paissent sur les hauteurs du campement.

            Trek haute route des Annapurnas
            En haut du Mesokanto, avant de s’élancer dans le couloir.

            Tôt le matin, on reprend le trek à la lueur de la lampe frontale. On remonte une imposante moraine sur près de mille mètres de dénivelé. Après les efforts consentis, c’est enfin la récompense depuis le belvédère sur le lac Tilicho. Selon l’époque de l’année il est plus ou moins glacé. Les cascades de glace et les séracs qui forment l’austère versant nord du Tilicho Peak 7134 m l’alimentent sans discontinuer. Ce soir ce sera bivouac sous tente, à 5000 m . Une nuit sous la voûte céleste, mais probablement une des plus froides de toute cette Haute Route des Annapurnas. Cette option par le lac Tilicho « corse » encore plus ce Tour des Annapurnas par les hauts cols. Demain c’est le passage du Mesokanto La (ou une variante selon les conditions de neige) qui vous attend. Ce col est réputé bien plus dangereux que le « classique » Thorong La.

            Les lieux sont isolés et austères, loin de tout. À ces altitudes il ne faut pas se faire piéger par le mauvais temps, ou tout autre problème. C’est notre métier depuis de très nombreuses années (1983) que de vous guider en toute sécurité et avec expérience dans ce type de trek.

            Vous franchissez un premier col le Eastern Pass à 5340 m, avant de poursuivre en direction d’une pointe rocheuse, caractéristique, qui marque le passage du Mesokanto.  Avec ce dernier col en altitude vous vivrez encore des moments forts et d’une intensité rare. Cette Haute Route des Annapurnas, telle que nous la concevons, est encore une aventure authentique, belle et grandiose. Elle vous offre une pointe d’audace, avec cette région du Mesokanto, pour découvrir, de la plus belle des manières, ce massif mythique de l’Annapurna 8091 m.

            Et pour conclure rappelons nous que cette région Tilicho/Mesokanto fut le théâtre des reconnaissances décisives en vue de conquérir le sommet de l’Annapurna. Je veux parler bien sur de l’expédition française de 1950. C’est Marcel Ichac, Maurice Herzog (chef de l’expédition), Gaston Rebuffat, accompagnés de deux sherpas qui explorent depuis Thinigaon ce secteur du Tilicho. Ils pensent alors y trouver le passage pour monter vers le sommet. Ils butteront sur ce qu’il appelleront la « Grande Barrière » . Le 11 mai 1950 l’équipe se scinde en deux, une partie cherche à rejoindre Manang pour s’y ravitailler et toujours dans l’espoir d’apercevoir l’Annapurna I. Marcel Ichac et le sherpa Ang- Tharkey, restent eux sur le secteur du lac et montent jusqu’à 6200 m au nord du Tilicho, sur le Muktina Himal. Les observations et les relevés ( les cartes népalaises d’alors étaient encore plus approximatives que de nos jours) concluront que la « Grande Barrière » n’est pas l’accès au sommet. Ils buttent donc sur la grande face glacée entre le Gangapurna et le Tilicho Peak,  l’immense face au pied de laquelle vous venez de bivouaquer. Le sommet de l’Annapurna est en effet derrière, au sud. Il sera conquis le 03 Juin 1950. Cette expédition française signera la première conquête d’un 8000 par l’homme. In Memoriam et respect.



          Vous trouvez cet article interessant ? Partagez-le sur vos réseaux sociaux favoris. Merci

          Lire la suite

          Le trek du Tilicho, le col du Mesokanto La

          Le trek du Tilicho, une très belle alternative 

          Le passage par le col du Mesokanto est une variante au Thorong La à considérer avec attention, si vous avez une âme d’aventurier et si vous n’êtes pas trop effrayé par les challenges .

          Variante, alternative, itinéraire bis, on pourrait croire là, que nous parlons d’une petite marche insignifiante. C’est tout le contraire bien sûr. 

          Allez faites votre sac à dos, on vous amène durant quatre jours sur le trek du lac Tilicho.

          trek du tilicho

          Sommaire

          • Ravitaillement à Manang
          • A travers les cheminées de fées
          • En route vers le fameux lac et les galères
          • Bivouac au pied de la « Grande Barrière »
          • Le passage du Mesokanto La
          • L’arrivée dans le Mustang, plus rapide que prévue
          • 28.671836,84.1708850981739

            Manang

            Manang est le .

          • 28.6798994,83.9065155

            Tilicho Base camp

            Le « village » de lodges du base camp, point de départ incontournable avant la montée au plus haut lac du monde.

          • 28.6788,83.8607

            Lac Tilicho

            Situé au pied de la face nord du Tilicho peak 7314 m, le lac est un des lieux les plus sauvages d ela région des Annapurnas.

          • 28.7180545,83.8242218

            Mesokanto La

            Réputé pour être un passage dangereux, le col du Mesokanto est un magnifique challenge pour les trekkeurs aguerris.

          • 28.7717,83.7267

            Thinigaon

            la cité fortifiée de Ulcinj est un des hauts lieux du tourisme balnéaire au Monténégro.

              Ravitaillement à Manang pour un trek du Tilicho en autonomie

              Sur cette haute route des Annapurnas, Manang est le point de passage incontournable de cette région de la haute vallée de la rivière Marsyangdi.
              Nous connaissons bien cette petite bourgade perchée à 3540 mètres d’altitude, nous y sommes passés à plusieurs reprises. Bien que Chame, situé plus bas dans la vallée, soit le cœur du district, Manang fait office de capitale de la vallée. Ce village autrefois enclavé, change année après année. La piste carrossable en accélère la modernisation. De nouveaux lodges confortables apparaissent. Des « mountains lodges » pour désormais faire moins de trek, mais plus pour y séjourner, faire des randonnées à la journée et bien sûr contempler les grandes faces glacées de l’Himalaya.
              La rue principale est maintenant pavée, elle est bordée de boutiques plus modernes et mieux achalandées. Le must pour le trekkeur est de prendre un expresso ou un café latte à la Tilicho bakery ou à l’Alpine bakery. De véritables salons de thé où on y savoure un apple crambel, un croissant au chocolat ou encore un sablé à la noix de coco et ça marche. 

              Vous dire que nous n’avons pas succombé, nous aussi,  à la tentation serait vous mentir. Après de nombreux jours de marche et alors que nous arrivons d’un Tour du Manaslu, ces petites douceurs sont les bienvenues. Elles égayent l’ordinaire culinaire d’un trek sur la Haute Route des Annapurnas. 

              Pour l’heure, en cette belle fin d’après midi d’automne, nous devons songer au ravitaillement et aux derniers préparatifs pour les quatre prochains jours. En compagnie de notre équipe locale nous poussons la porte d’une échoppe moins rutilante pour le coup. Le sol de celle-ci est en terre battue, seuls les locaux viennent ici pour faire leur marché. Elle occupe le rez de chaussé d’une maison d’habitation. Elle est située dans le quartier ancien et traditionnel de Manang. Riz, pâtes, fromage de yack, légumes, épices, sans oublier la farine d’orge grillée pour le tsampa du matin, de quoi tenir pour cette dernière section du trek Haute Route des Annapurnas.
              Fins prêts pour le fameux trek du Tilicho et le redouté passage du col Mesokanto situé à 5121 m. Il doit nous amener, si tout va bien, aux portes du Mustang.

              Direction le Tilicho Base camp, à travers les cheminées de fées.

              On quitte tranquillement Manang, une fois le soleil sorti. L’étape n’est pas très longue, 5 heures de marche pour un peu moins que 1000 m de dénivelé.
              Après Kangsar, dernier village de la vallée, la pente devient plus soutenue. On se dirige vers le monastère de Shree Karka, magnifique temple aux couleurs vives. Le sentier est tracé en balcon à mi hauteur de la vallée. Il traverse ensuite une vaste zone aride, une curiosité géologique constituée de « cheminées de fées » et de vastes éboulis qui plongent vers l’abîme. On y croise quelques randonneurs qui reviennent du lac. On ne s’y attarde pas, les chutes de pierres sont fréquentes.
              En fin d’étape, on arrive dans un vallon quelque peu verdoyant où sont « posés » une quinzaine de logdes, nous voici au Tilicho Base Camp.
              A la tombée de la nuit on peut observer des Bharals qui paissent tranquillement au pied des falaises. Le camp est majoritairement occupé par des népalais qui s’adonnent eux aussi aux joies de la haute montagne sur ce trek du Tilicho. Ils viennent ici aussi comme en pèlerinage, sur leur plus haut lac du monde.
              Blottis autour du poêle, qui réchauffe la pièce commune, nous attendons l’heure du repas. Ce soir ce ne sera pas exceptionnel et les quantités sont de surcroit peu généreuses. Heureusement nous avons du stock, nous « tapons »  dans les provisions faites la vielle. En bons frenchi’s, on se tourne vers le fromage de yack, accompagné d’un chapati cela fera l’affaire pour améliorer l’ordinaire.

              • trek du tilicho

                Boutique à Manang

                On trouve de tout à Manang

              • trek du tilicho

                Tilicho bakery manang

                Une pause douceur à la Tilicho Bakery de Manang

              • trek du tilicho

                ravitaillement à Manang

                Ravitaillement couleur locale 

              • trek du tilicho

                thé avant le départ

                Un petit thé autour du feu de bois

              • trek du tilicho

                Monastère Shree Karka

                Le  monastère de Shree Karka

              • trek du tilicho

                Lac Tilicho

                Premières glaces sur le lac Tilicho 4919 m 

              En route vers le fameux lac, et les galères.

              C’est comme souvent, à la lampe frontale, qu’il faut débuter la journée. Nous remontons la vaste moraine qui conduit vers le lac. Tous les candidats du jour, s’élancent plus ou moins en même temps et la montagne scintille de « mille feux ».
              La pente, l’altitude, les corps sont déjà éprouvés et beaucoup de marcheurs sont à la peine.  Pour nous en revanche on sent que la forme et l’acclimatation sont au rendez vous. Il faut dire que nous avons déjà dans les jambes de nombreux jours de trek, la vallée de Tsum tout d’abord, pour poursuivre ensuite notre périple par le tour du Manaslu. Cette montée n’est en réalité qu’une formalité et nous avons ainsi du temps pour admirer les paysages. En cette fin Novembre le lac est partiellement gelé et les sommets sont dans les nuages.

              Mais ce qui nous inquiète pour l’heure, c’est le « décrochage » de nos deux porteurs. Nous prenons la décision de poursuivre malgré tout et nous continuons notre route vers le passage du Eastern Pass. Nous sommes nous mêmes chargés à plus de quinze kilos chacun et nous profitons de ce contretemps  pour réduire le rythme et attendre les porteurs.
              Nous passons le col à la mi journée et toujours pas de porteurs à l’horizon. En fait nous avons perdu le contact avec eux depuis le petit matin, cette situation n’est pas normale.
              La prévision météo pour ces trois jours sur le trek du Tilicho n’est pas des meilleures. Ainsi nous avions décidé la veille au soir de forcer la marche et de passer si possible le Mesokanto La aujourd’hui. Nous ne voulons pas courir le risque de se retrouver bloqués par les intempéries à cette altitude. La saison de trek est bien avancée, l’hiver semble en approche. Dans quelques jours nous en aurons la confirmation.

              Bivouac au pied de la « Grande Barrière »

              Il est quatorze heures passées lorsque nous les voyons enfin au loin, franchir le passage à 5340m. Vingt minutes plus tard la jonction est faite. L’info tombe, Nobobi, un des deux porteurs, n’est pas bien, il a le mal des montagnes. Il faut se rendre à l’évidence, nous sommes trop loin du col Mesokanto. Et à ce rythme, il devient évident que nous ne le passerons pas aujourd’hui. Nous progressons deux bonnes heures de plus et nous sommes contrains de bivouaquer.
              Nous sommes au pied de la « grande barrière » dans un lieu mythique pour tous les amateurs de l’histoire de la conquête de l’Himalaya. C’est la grande barrière de montagnes sur laquelle ont buté les premières reconnaissances de l’expédition française à l’Annapurna de 1950. Les nuages noirs qui encapuchonnent le Tilicho Peak à 7134m ne sont pas de bonne augure. La haut, tout là haut, il neige déjà. Nous montons rapidement notre campement, à plus de cinq mille mètres d’altitude et nous nous préparons pour la nuit. Soupe, riz, légumes, œufs, fromage de yack, c’est simple, chaud, roboratif et surtout efficace pour reprendre des forces après cette longue journée.

              A vingt heures, il neige légèrement sur le campement. Le Mesokanto La est réputé pour être un passage dangereux. Serons nous bloqués demain? Faudra t’il faire demi tour et compromettre ainsi la suite de notre périple? Devrons nous renoncer au trek du Haut Mustang ? La nuit est agitée.

              • La montée vers le passage du Eastern Pass

              • Eastern Pass 5340 m d’altitude

              • trek du tilicho

                En attente des porteurs

              • trek du tilicho

                Il faut monter le bivouac avant la nuit

              • trek du tilicho

                La soupe du soir en préparation

              • On reprend la progression au petit matin, sur la gauche le Tilicho Peak

              • Au pied du Tilicho peak 7134 m

              • L’éperon rocheux, la descente du Mesokanto se fait sur la droite de celui-ci

              Le passage du Mesokanto La

              Une dizaine de centimètres de neige fraiche sont tombés dans la nuit, aussi sec emportés par le vent. L’état de Nobodi se détériore. Il a passé une mauvaise nuit. Le temps, lui, est entre deux, un coup brume, un coup éclaircie. Telle est la situation au petit matin. Il faut descendre le plus rapidement possible. Un thé brulant, un bol de tsampa, nous prenons donc, la décision de ne pas trainer.

              Arrivés au col, les conditions du couloir de descente ne sont pas bonnes. Le vent a soufflé toute la nuit et la trace est glacée, trop dangereux. Il faudrait du matériel plus technique pour s’y risquer. Nos petits crampons de marche ne sont pas suffisants.
              Le Mesokanto semble à la hauteur de sa réputation. Durant prés d’une heure nous cherchons un passage alternatif de part et d’autre de la pointe rocheuse caractéristique. Elle marque ce passage du Mesokanto. Enfin nous trouvons un petit couloir parallèle, de part son orientation, la neige est accumulée et il autorise donc la descente. On trace de belles courbes dans la neige fraiche. Tous se passe pour le mieux. Quant tout d’un coup l’infortuné Nobodi, affaibli par son état, perd l’équilibre. Le voilà qui glisse dans le couloir sur une bonne centaine de mètres, avant de stopper sa folle course, sans blessure. Malheureusement dans sa chute il a perdu sa charge et notamment la tente. Tout ce précieux équipement est parti dans l’abime.

              Les galères continuent, ce col du Mesokanto La est bel et bien coriace. Ce trek du Tilicho n’est donc pas qu’une simple alternative.

              • La grande barrière vue depuis le Mesokanto

              • La pointe rocheuse du Mesokanto, massif du Dhaulagiri en arrière plan

              • On attaque le couloir, au fond le Haut Mustang

              • On descend de tout là haut !

              L’arrivée dans le Mustang, plus rapide que prévue

              Avec une partie de l’équipement perdu au fin fond du ravin, le bivouac du soir qui devait se situer à 4100 mètres d’altitude, est compromis. Décision est prise de forcer la marche et de faire deux étapes en une. Nous devons gagner avant la nuit la vallée du Mustang et le village de Tinigaon. C’est donc une bonne descente qui nous attend de 3000 mètres de dénivelé négatif. Le sentier est panoramique à souhait. Sur notre gauche on découvre les Nilgiri et en face se dessine l’imposant Dhaulaghiri à 8167 m. L’appareil à photos crépite en cette belle fin de journée d’automne, les couleurs sont tout simplement incroyables.

              Et nous arriverons malgré tout à Tinigaon avant la nuit noire, fourbus mais heureux. Nous savons ce soir que nous allons poursuivre l’aventure avec le trek du Haut Mustang.

              Si vous avez aimé le récit de notre trek au Tilicho, la suite avec le trek du Haut Mustang , c’est ici.

              Tout en bas de la page dans les commentaires, on répond à vos questions, n’hésitez pas à participer. Merci.

              Les + de ce Trek du Tilicho – Soyez curieux cliquez !
              • trek tilicho lake mesokanto

                + L’histoire de la grande barrière

                Comme nous l’avons relaté plus haut, la grande barrière  est liée à la conquête de l’Annapurna. C’est le nom donné à l’époque a cette vaste barre de roches, de glaciers et de séracs qui interdit l’accès par le nord au sommet de l’Annapurna. Nous sommes au printemps 1950, le gratin de l’alpinisme Français de l’époque est à pied d’œuvre pour conquérir un premier 8000. Imaginez l’aventure et le défi pour l’époque. 22 expéditions de toute nationalité ont déjà tenté la chose, sans succès. L’expédition française arrive au Népal début avril avec un double objectif, le Dhaulagiri ou l’Annapurna. Les premières reconnaissances se déroulent sur le Dhaulagiri, elles sont infructueuses. Le projet sur ce 8000 est abandonné, l’équipe Herzog se consacre désormais à trouver l’accès a l’Annapurna. Nous sommes presque début Mai, une reconnaissance par le nord est lancée. Marcel Ichac, Maurice Herzog, Gaston Rebuffat accompagné de trois sherpas passent la nuit à Tinigaon et s’élance le lendemain vers le col Tilicho Ouest (Mesokanto La), qu’ils atteignent le sur lendemain.  La carte en leur possession s’avère une nouvelle fois fausse.  Au lieu de découvrir sur leur droite la face nord de l’Annapurna, se dresse une immense chaine montagneuse que l’équipe baptise la Grande Barrière.  L’équipe se scinde en deux. Herzog, Rébuffat, Panzi et Fourtharkey traversent le lac glacé et passe le col est. Il découvrent la vallée de Manang et pousse leur reconnaissance jusqu’au village et haut delà. La Grande Barriere reste hermétique. Ils se ravitaillent à Manang et rejoignent le reste de l’équipe. Ichac et Ang-Tharkey sont partis eux explorer le Muktinah Himal jusqu’à l’altitude de 6200, espérant en vain apercevoir le sommet de l’Annapurna.  Il font des relevés et des observations et conclus que le sommet est de l’autre cote de cette grande barrière. L’accès est donc par le sud et le col du 27 Avril. Le 13 Mai au matin le camp du Tilicho  est démonté et l’équipe rejoins le reste de l’expédition basée au  village de Tukuche. Le 3 Juin 1950, à 14 heures, Louis Lachenal et Maurice Herzog foulent le sommet de l’Annapurna. C’est la première foi dans l’histoire de l’humanité qu’un homme se dresse sur un sommet de plus de 8000m.

              • trekking montenegro

                + La haute route des Annapurnas



              Vous trouvez cet article interessant ? Partagez-le sur vos réseaux sociaux favoris. Merci

              Lire la suite